Bulletin FIDACA N° 20 - HIVER 2009-2010
SOMMAIRE
1- EDITORIAL du Président
2- PRIERE choisie par l' Aumônier International : 'Fraternité de la route'
3- SEMINAIRE ESDAC à Landschlacht
4- VECUS INTERIEURS LORS DU SEMINAIRE ESDAC
5- PROJET INFORMATIQUE AFRIQUE: réalisation
6- SUIVI DU PROJET cannes blanches
7- PREPARATION AUX JMJ 2011
8- 40 ANS DU DKBW
9- CREDITS et RAPPEL SiteWeb Fidaca
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1 / E D I T O R I A L
EN ROUTE SUR LE chemin DU SALUT
Cher ami, chère amie,
Voici presque 25 années que le Vatican a reconnu la FIDACA comme Organisation Internationale Catholique.
Confirmée le 12 septembre 2008, par le Conseil Pontifical pour les Laïcs, comme association privée catholique internationale, le Bureau de la FIDACA a décidé d’organiser une réflexion sur l’identité chrétienne de la Fédération et de ses membres.
La grande majorité des membres de la FIDACA s'est réunie les 8,9 et 10 octobre 2009 à Landschlacht en Suisse au siège de l’institution.
Cette rencontre avait pour thème : « En quoi sommes-nous chrétien en tant que membre de la FIDACA. »
Nous avons été aidés par une équipe d’animation qui a pris une méthode particulière et adaptée pour les personnes handicapées et a réussi à nous porter au cœur même de notre identité.
Nous avons pris le chemin avec les disciples d’Emmaüs.
Comme eux, nous nous sommes dits :« Notre cœur n’était il pas brûlant quand nous marchions avec Lui? » Jésus était bien présent au milieu de nous.
Nous avons débattu, nous nous sommes interrogés, nous avons priés, nous nous sommes rencontrés, nous avons vécu un temps de ressourcement dans un cadre magnifique.
Comme membres de la FIDACA, nous avons compris la nécessité de fédérer nos organisations et groupements dans un esprit de fraternité et d’aide mutuelle vivant de la conscience d’appartenir à une communauté mondiale et à l’Eglise universelle.
Nous avons perçu combien l’épanouissement spirituel, moral, culturel, l’intégration sociale et l’amélioration économique et matérielle des personnes aveugles était une priorité pour nous toutes et tous.
Nous avons pris conscience de nous aider mutuellement, à découvrir et à comprendre les problèmes et les besoins plus spécifiques des personnes aveugles à travers le monde.
Nous avons réalisé combien était importante la participation des personnes aveugles à la vie et la mission de l’Eglise par le témoignage et la propagation de l’Evangile comme Bonne Nouvelle.
Nous avons été attentifs à accueillir l'Esprit qui suscite en nous la création de nouvelles organisations nationales de personnes aveugles avec la participation des aumôniers diocésains et nationaux de ces pays.
Nous nous sommes engagés à promouvoir un monde plus humain et plus fraternel en mettant l’accent en priorité sur l’option préférentielle pour les plus pauvres considérés comme frères et sœurs.
Nous avons compris combien la présence des jeunes dans nos associations était riche et porteuse pour l’avenir.
Comme les disciples d’Emmaüs, nous sommes envoyés sur les chemins, le cœur brûlant de la présence de Jésus–Christ en chacune et chacun de nous.
Remplie de Confiance, de Joie et d’Espérance, proclamons l’Evangile et portons la Paix de Dieu aux quatre coins du monde.
Le Président
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2 / P R I E R E
Seigneur Jésus,
Envoie-nous ton Esprit.
Qu’Il nous éclaire et nous anime,
Afin que nous soyons chaque jour davantage Tes témoins
Dans les communautés où Tu nous donnes de vivre,
dans nos familles, nos milieux de travail, nos cités.
Donne-nous de servir sans compter
Et de faire rayonner Ta joie.
Rends-nous frères et sœurs,
Nous qui faisons route ensemble
Pour ensemble Te chercher.
Ainsi, avec Ta grâce, nous pourrons laisser ce monde
Un peu meilleur que nous ne l’avons trouvé.
Amen
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3/ FIDACA dans un processus d'auto - découverte
Du 8 au 10 octobre 2009, le séminaire 'Esdac' a eu lieu à l'IBZ Centre International des Aveugles, au siège officiel de la fédération.
FIDACA se trouvant depuis des mois dans un processus d'auto-réflexion et d’auto-consolidation, nous nous posions des questions: « Dans quelle mesure sommes-nous vraiment chrétiens, FIDACA et ses organisations membre ? Qu'est-ce qui nous distingue par exemple, de l'Union Mondiale des Aveugles et de ses membres, religieusement neutre? »
Pour ces réflexions nous avons eu recourt à une aide professionnelle: Le groupe ESDAC (Exercices Spirituels pour un Discernement Apostolique Communautaire/Exerzitien zur Vertiefung eines Gemeinsamen apostolischen Bewusstsein) basé en Belgique nous accompagnait. Dans ce groupe, il s'agit de chrétiens et chrétiennes engagés dans des environnements professionnels différents, qui proposent à titre d’activité annexe des méthodes inspirées de St. Ignace pour l'accompagnement de groupes divers.
Pratiquement cela signifiait pour nous que, Mesdames Annick Bonnefond et Milly Hellers, et Monsieur Jean Brasseur, les représentants ESDAC qui conduisaient nos trois groupes de travail linguistiques -hispanophone, germanophone et francophone-, en partant des textes d'évangiles faisaient naître des questions déterminées et des réponses possibles mais les trois animateurs n'avançaient aucune prescription de contenu.
Le texte d'impulsion ou ligne directrice était l'histoire des disciples d'Emmaüs avec lesquels Jésus faisait chemin - comme avec nous - et nous interprétait l'écriture.
Début octobre donc, nous avons aussi réfléchi aux trois rois de la Nativité, appelés traditionnellement les rois mages. Suivons-nous aussi joyeusement l'étoile ? Sommes-nous aussi disposés à quitter les chemins reconnus et à risquer le nouveau, l'inconnu ?
Les premiers pas peuvent parfois sembler insignifiants: par exemple, le fait d’abandonner nos places habituelles pour prendre les repas en se mélangeant dans les groupes linguistiques: un petit geste avec un grand effet!
Il nous avait été demandé d'apporter de chez nous un objet qui évoque symboliquement un aspect de notre identité chrétienne; nous avons eu beaucoup de plaisir par l'expérience d'interpréter, de tâter, d'entendre ou de sentir la diversité multicolore des objets présentés, qui exprimaient donc quelque chose de notre identité ou de notre relation avec Dieu et les gens.
Lors des répartitions en plus petits groupes, des idées et pensées ont pu être échangées, sans modération, intensément, être discutées et être apportées dans la prière devant Dieu.
En séance de plénum, nous ne présentions pas les contenus élaborés dans les petits groupes linguistiques, qui se rapportaient au passé ou aux visions futures possibles pour les associations d’aveugles nationales ou pour FIDACA.
C'est dans le grand cercle en plénum qu'il importait alors au contraire, de faire le pas vers des propositions concrètes pour le travail à venir de FIDACA. Ceux qui attendaient des plans futurs détaillés ou un 'programme d'action' du séminaire, devaient être déçus...
Mais c’est aussi lors des cercles de plénum que l'on a ressenti les témoignages impressionnants de la gratitude profondément éprouvée par les membres FIDACA des pays d'Amérique Latine, d' Afrique et de Lituanie.
L'animation par des "coaches" extérieurs, comme cela s'appellerait dans des cercles de managers, s'est révélée extrêmement intéressante; effectivement le danger lors d'un séminaire interne - comme vécu à la FIDACA auparavant - est que cela devienne routinier, présentant un débat peu orienté vers un résultat concret.
Même si ce n'était pas encore très clair, que FIDACA est en premier lieu une plaque tournante d’information et de coordination ou une communauté particulière, un genre de communauté internationale, familière et solidaire de personnes aveugles et malvoyantes dans le monde entier, on pouvait se rendre compte que le besoin de rencontres et d'échanges dans le cadre de la FIDACA - particulièrement dans les pays du sud et de l’est - est très grand et ressenti comme un indispensable renforcement spirituel.
Pour le Bureau FIDACA le travail d’exploiter ce séminaire et de le traduire en d’autres projets et actions pratiques ne commence que maintenant.
A Landschlacht, les représentants venus des organisations membres du Togo, Bénin et Congo Brazzaville ont également reçu la formation informatique promise lors de l'Assemblée Générale 2008. Les trois délégations sont rentrées chez elles dotées d’un petit ordinateur portable chacune, pouvant ainsi jouir d'un outil de travail moderne et d'une connaissance leur permettant un bon début dans le monde numérique.
Il nous avait été demandé d'apporter de chez nous un objet qui évoque symboliquement un aspect de notre identité chrétienne...
Le Bureau FIDACA exprime aussi sa profonde gratitude: il remercie le groupe ESDAC dont la guidance a fait que plus d’une personne est sortie du séminaire avec plus de questions qu’elle n’en avait en arrivant, et qu’elle quittait Landschlacht avec un feu dans son cœur. Nous aimerions adresser nos sincères remerciements au personnel du 'Internationales Blindenzentrum' qui s’est occupé patiemment de nos desiderata relatifs aux changements de salles (dûs à la méthode de travail en groupes), aux services de transport, changements des dates de voyage etc. Pour le travail d’interprétariat magistral lors des entretiens de plénum nous remercions vivement Mesdames Helga Gruber, Renate Ratzel et Julia Santolalla. Mais nous ne saurions terminer sans avoir formulé notre gratitude envers tous ceux venus de différents continents à Landschlacht pour enrichir le séminaire par leur présence et qui en ont fait une véritable fête de la foi.
Aleksander Pavkovic Novembre 2009
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4/ Séminaire : Contenu et Réflexions
Lors de chacune des trois séance en plénum, les animateurs Esdac nous ont proposé un petit thème, une question, une phrase...
Voici une sélection de réflexions issues de ces partages:
Vendredi matin, le 9/10/2009
« Pour moi, dans mon expérience avec la Fidaca et dans mon association locale, ce qui est une force, ce qui me donne la vie, c’est… »
- la force du partage entre nous au niveau spirituel et au niveau de l’amour fraternel, cela nous nourrit.
- c’est une chance que nous donne la Fidaca de partager notre expérience de foi et de non-voyant, que l’association reste inspirée par l’Esprit.
- nous sommes là pour refonder la Fidaca, nous sommes sur le chemin d’Emmaüs, et continuons dans la fraternité.
- la Fidaca a une place dans l’association mondiale inter-convictionnelle. Il est bon de se rencontrer, se connaître, partager, pour faire éclore ensemble des projets au service des autres, les conduire ensemble, les réaliser pleinement. Cette rencontre renforce notre confiance en la Fidaca, en le travail qui se fait, en son organisation.
- notre diversité et notre volonté de travailler ensemble pour que la situation des aveugles s’améliore, pour penser au plus petit et au plus faible, à ceux qui sont seuls.
Vendredi après-midi
En tenant compte de tout ce qui a été vécu depuis le début de ce cheminement, je choisis une chose qui me lie aux autres et la décrit concrètement.
- la foi chrétienne, le désir d’être lumière. Peut-être que quelqu’un me demandera d’où vient cette lumière et je répondrai : de la Fidaca .
- la réalisation du projet informatique pour l’Afrique, un projet concret qui s’est réalisé.
- la foi en Jésus-Christ, l’amour qui ne tient pas compte du rang social. La Fidaca est comme une barque qui s’en va au large. Il appartient à chacun de nous de mettre du sien pour l’aider à avancer. Il faut de la patience et du temps.
- nous sentons l’obligation de transmettre à nos associations locales ce que nous avons vécu ici. L’obstacle, c’est oublier que le vrai président de nos associations, c’est le Christ et donner trop d’importance à ce que nous faisons nous-mêmes, à nos responsabilités.
- la Fidaca est née ici à Landschlacht et va repartir avec un nouvel esprit, un nouveau souffle. Ce qui ne va pas changer, ce sont nos objectifs. Beaucoup d’institutions, d’associations s’occupent des aveugles mais la Fidaca est la seule qui s’occupe de la vie spirituelle des aveugles. Nous rendons honneur aux fondateurs, aux pays membres. Nous sommes de l’Eglise. Nous sommes engagés dans l’évangélisation sur tous les continents, nous ne devons pas nous contenter de développement personnel. Nous apprécions l’aide techniques pour imprimer et diffuser la Parole de Dieu.
Samedi matin, le 10/10/2009
Nous partageons ce vers quoi le Seigneur nous appelle, sous la forme d’une direction, de premiers pas d’un chemin à emprunter, d’une question, d’un doute. Chacun dit une chose.
- je sens bien la dimension internationale et la nécessité de nous rencontrer le plus souvent possible pour cultiver ce qui nous lie, soigner la solidarité entre nous, poursuivre notre collaboration plus avant.
- nous allons repartir chacun chez nous avec une certaine ardeur et le désir d’aller de l’avant et de porter haut le flambeau de la Fidaca.
- en arrivant, j’étais curieux de la méthode, des contenus, de la pédagogie. La chose la plus importante avec laquelle je pars, c’est que la Fidaca est plus importante que ce que j’imaginais. Qu’est-ce que ça veut dire pour moi? Quelles conséquences? C’est comme une porte qui s’ouvre et derrière il y aura encore d’autres portes. Ce que je me dis c’est que je dois encore trouver ma place dans la Fidaca.
- je souhaite à la Fidaca beaucoup d’élan pour se faire mieux connaître.
- ces jours ont été comme une école. Nous nous sommes enrichis et éclairés quand nous avions des doutes sur ce que nous devons faire. Si nous avons encore des questions, il faut compter avec le temps. L’horizon s’est éclairci et nous voulons vivre ce que nous avons reçu et compris ici.
- chacun de nous était sur un petit chemin quand nous avons reçu cette invitation à venir. Le chemin s’est élargi à d’autres continents, langues, races. Nous avançons ensemble sur un chemin à construire.
Ces réflexions ont été notées par Annick Bonnefond, animatrice Esdac, au cours du séminaire.
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5/ Des ordinateurs et des hommes
En mars 2008, la FIDACA tenait son Assemblée Générale à Haguenau (Alsace).
Cette assemblée générale décidait de donner une suite favorable à une demande d’aide de nos amis du Bénin, du Togo et du Congo Brazzaville visant à les doter d’un équipement informatique.
Au-delà de cette décision de principe nous avons demandé à nos amis de formaliser leur projet et d’étayer leur demande.
Puis, pour la réalisation effective de ce projet, nous avons bénéficié d'un sponsoring de la part d'une société belge travaillant sur le marché des aides techniques pour les handicapés sensoriels.
Le conseil d’administration de la Fidaca m’a chargé d’instruire ces dossiers et de lui adresser un rapport et des propositions pour suite à donner.
Il nous est apparu rapidement que nos partenaires africains souhaitaient légitimement accéder à l’outil informatique commun ; j’entends dans le sens d’une utilisation grand public et dans une démarche visant à réduire la fracture numérique.
Les échanges avec nos partenaires ont révélé que la notion « accès à l’outil informatique pour des personnes aveugles » était soit absente de leur projet, soit démesurée au regard des moyens et des capacités et compétences présentes.
Nous nous sommes appliqués au cours de nos échanges à faire émerger l’idée que la Fidaca pourrait adhérer à un projet qui aurait pour objectif de les doter d’un outil didactique à destination des personnes aveugles. En accord avec nos partenaires la Fidaca décidait donc de doter chacun d'eux d’un ordinateur portable équipé des logiciels spécifiques nécessaires et de les accompagner dans une démarche de formation initiale, et par la suite dans une télé-formation.
C’est dans cet esprit que j’ai été amené à concevoir un outil sur la base d’un 'notebook' moderne équipé de nombreux logiciels gratuits ou peu coûteux pour lesquels nous sommes en état d’apporter le soutien indispensable.
Mr Boeglin et deux de ses 'élèves' venu du Congo Brazzaville.
La première phase de l’opération s’est déroulée début octobre à LANDSCHLACHT (SUISSE) en amont du séminaire qu’y tenait la Fidaca et auquel nos partenaires africains étaient présents.
Cette action de formation, conduite par moi-même avec le concours de mon épouse Solange a touché six personnes, soit trois binômes composés d’une personne aveugle et de son accompagnateur voyant.
Compte tenu de la brièveté de cette action, on peut considérer que l’objectif d’une initiation première est atteint.
Nos amis sont repartis ravis dans leurs pays respectifs avec un bijou de machine et un savoir faire tout neuf.
Il est urgent à présent de maintenir le contact avec nos partenaires du Togo, Bénin et Congo Brazzaville, et de nous assurer qu’ils sont en état d’obtenir une connexion internet. A ce stade, nous attendons de nos amis qu’ils s’investissent et s’engagent résolument. La connexion internet établie, il sera possible de mettre en place le dispositif de télé-formation.
La Fidaca pourra envisager alors, d’aider nos partenaires à se doter d’équipements complémentaires : imprimante, scanner…
Il n’est pas impossible aussi, qu’à un moment ou à un autre, il faille envisager une action de formation sur place.
La Fidaca pourrait rechercher l’appui de partenaires locaux ou d’ONG présentes sur le terrain.
Nous ne sommes qu’au début de l’aventure. Il a été relativement facile pour la Fidaca de fournir l’aide matérielle, et amusant et passionnant pour moi de concevoir l’outil et le module de première initiation.
Ce doit être un challenge pour la Fidaca et ses partenaires africains de mener le programme à son terme pour que de plus en plus de personnes aveugles en Afrique puissent partager des savoir-faire, acquérir des compétences nouvelles et croître ainsi dans l’autonomie.
Alors, des ordinateurs, résolument oui… Mais des hommes et des femmes aussi, prêts à s’engager dans la durée pour partager des savoir-faire et développer des compétences.
Jean-Claude BOEGLIN Novembre 2009
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SUITE PROJET ' CANNES BLANCHES' :
6/ Partenariat avec l'« Action Caritas des Aveugles» de Suisse
En continuité du projet relaté dans nos deux précédents numéros, notre responsable en Amérique latine, Mme Santolalla a saisi une opportunité de partenariat pour un avancement assuré de la fabrication des cannes blanches sur le continent sud-américain.
Pour rappel, c'est lors de l'Assemblée Générale 2008 que Fidaca a décidé de mettre en route ce projet de fabrication et distribution de cannes blanches sur le continent sud-américain. Deux pays sont bénéficiaires par tranche de financement, dont les premiers ont été le Pérou et le Honduras, pays où le matériel de base qui facilite la vie des aveugles manque cruellement. Dans un premier temps, deux cent cannes blanches ont été fabriquées au Pérou et distribuées à des institutions de réhabilitation ou d'éducation spécialisée sélectionnées par notre représentante sur place.
Les pays choisis pour réaliser la deuxième tranche sont Haïti et la Bolivie et le travail de prospection y est en cours.
Récemment, notre membre Suisse, «Action Caritas des Aveugles»/CAB a approché Mme Santolalla pour lui faire part de leur désir de financer un petit projet.
Ainsi, la fabrication des machines servant à confectionner les cannes devient un petit projet dans le projet initial : Notre responsable est en contact avec un industriel disposé à lui fournir douze machines à un prix moitié moindre que celles fabriquées par les artisans au début de l'aventure. Cette personne est connue pour son esprit humanitaire et est sensible à la cause des aveugles; il ne prend aucun bénéfice sur ce travail. «C'est une occasion à saisir » nous dit Mme Santolalla. « Sa firme exporte actuellement pas mal de produits à l'étranger (cuisinières, fours, ascenseurs etc...) et bien que petite entreprise pour le moment, il n'est pas impossible que bientôt les multinationales s'intéressent à la racheter, d'autant plus que le propriétaire est proche de prendre sa retraite; à ce moment-là l'esprit humanitaire risque de ne plus compter... Il faut alors agir vite ».
C'est ainsi qu'un stock de deux machines par pays, pour six pays est en train d'être constitué.
L'action globale commencée l'année dernière se continue au Pérou et au Honduras.
Au Pérou notamment, la fabrication assidue au sein d'APECC notre membre péruvien, et assistée par des actions de soutien de scouts et de bénévolat divers ont permis de réduire le prix de revient de moitié, ce qui permet un supplément de bénéfice pour pérenniser le projet : nouvel achat de matériel pour faire encore plus de cannes blanches et permettre, parfois aussi, des distributions gratuites. Au Honduras, vu la situation politique et l'instabilité du pays, l'association responsable à Tegucigalpa n'a pas les mêmes priorités quant aux cannes blanches et le développement est plus lent.
Pour ce qui est d'Haïti et de la Bolivie, pays bénéficiaires de la deuxième tranche de notre projet, le travail de contacts et de préparation est encore en cours. Le financement extérieur pour cette tranche n'a pas été trouvé mais Fidaca elle-même destine un petit budget pour la réalisation du projet dans ces deux pays.
La préparation se fait lentement mais sûrement; Mme Santolalla doit se rendre sur l'île des Caraïbes prochainement pour s'assurer du matériel disponible là-bas; beaucoup d'insécurité locale n'a pas permis ce déplacement plus tôt; elle devra prendre contact et développer la connaissance des deux institutions bénéficiaires.
Le travail en Bolivie sera plus facile car les institutions sont bien connues et le Bureau Régional AMéRIQUE LATINE A DES POINTS RELAIS. Il est prévu de demander des échantillons de l'aluminium qu'on trouve là, et puis on enverra les machines adaptées au matériel disponible sur leur marché. La poste fonctionne normalement et sera utile dans les livraisons de matériel et distribution des cannes blanches.
Nous comptons que l'année qui vient va permettre d'avancer dans ces réalisations.
Anne Maniero (selon information reçue de Mme Santolalla) Décembre 2009
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7/ Fidaca vers les J M J 2011
Depuis juin 2009 nous avons commencé un long chemin de préparation vers les Journées Mondiales de la Jeunesse qui vont se tenir à Madrid en 2011.
CECO a présenté à FIDACA un projet pour que les JMJ soient accessibles aux personnes avec un handicap visuel, afin que ces dernières puissent profiter pleinement de ces journées.
Nous avons commencé à présenter le projet aux personnes qui s'occupent de l'organisation de cet événement, en percevant, lors des rencontres, un grand intérêt et une grande disponibilité envers notre groupe. Nous avons tenu des réunions avec le président de la conférence épiscopale espagnole, l'archevêque de Madrid ainsi que son évêque auxiliaire chargé de l'organisation des JMJ, le délégué de la jeunesse à Madrid, la commission de la jeunesse de la conférence épiscopale espagnole, l'organisation nationale des aveugles espagnols (ONCE) et les délégués de la jeunesse de tous les diocèses espagnols.
Toutes ces réunions ont abouti à la constitution de la 'Commission pour les Handicapés' des JMJ, dans laquelle FIDACA a une personne responsable.
Cette commission a commencé à se réunir et à élaborer un plan de travail conjoint, pour que lors des JMJ de 2011 les personnes handicapées de la vue puisse bien jouir de ces journées; comme premières mesures il est prévu d'adapter la page Internet des JMJ pour faciliter l'accès aux personnes aveugles, et aux sourd-aveugles. En outre, nous travaillons pour organiser le volontariat et le logement des personnes dans un même lieu, lequel sera tout à fait adapté aux normes d'accessibilité universelle.
Nous développons une fiche d'inscription qui contiendra une information spécifique sur le handicap des personnes qui s'inscrivent aux JMJ. Cette information nous servira à traiter personnellement les cas spéciaux et à adapter matériel et moyens vers les besoins que présentera le groupe dont nous nous occuperons.
Dans la 'Commission pour les Handicapés', en plus d'être représenté par toutes les déficiences existantes, nous avons une équipe de professionnels de différents domaines, comme par exemple la médecine…
également, nous maintenons des contacts avec le Saint-Siège pour essayer que le Pape tienne une audience avec les personnes handicapées, et que ces dernières prennent part aux actes centraux des JMJ, comme par exemple en donnant une lecture en braille.
Par cet article, nous redisons notre invitation aux jeunes membres de FIDACA et à leurs associations pour renforcer leur participation à ces journées; nous les voulons comme 'point de départ' pour d'autres rencontres et sommes sûrs qu'elles feront oublier notre handicap visuel.
Nous ne prétendons pas être un grand groupe numérique, mais voulons nous faire remarquer comme un groupe compact et uni.
Ignacio Seguro Madico Décembre 2009
Représentant Fidaca aux JMJ pour la 'Commission des Handicapés visuels'.
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8/ Les quarante ans du Deutsches Katholisches Blindenwerk/DKBW
Le 6 décembre 2009, nous fêtons les quarante ans de la fondation du Deutsches Katholisches Blindenwerk (DKBW), une des associations les plus connues au monde, une association d’entraide aux aveugles. Le fait que notre association soit très connue ne donne pas droit à de grandes festivités mais nous pousse plutôt à continuer assidûment notre travail le mieux possible. Le DKBW est connu grâce à son fondateur et directeur, le Dr Hubert Roos, et grâce à la bonne et consciencieuse administration des dons reçus ainsi qu’aux bonnes relations que nous avons avec d’autres associations caritatives de l’Église et d’entraide, du monde entier.
Le DKBW n’est pas une association de personnes – comme la plupart des organismes membres de la FIDACA, mais est une fédération comme la FIDACA elle-même. Le DKBW a été fondé le 6 décembre 1969 à Francfort en tant qu’organisme regroupant toutes les associations régionales d’aveugles en Allemagne fédérale. Peu de temps après la réunification de l’Allemagne, en 1990, le „Katholisches Blindenwerk Ostdeutschlands“ s’est joint à nous. Presque toutes les associations régionales d’aveugles ont à peu près quarante ans et s’occupent depuis des décennies des aveugles et de leurs soucis, aux niveaux régionaux et paroissiaux. Il s’agit surtout d’intégrer les aveugles dans les paroisses, de s’y rencontrer amicalement et de coopérer avec d'autres associations locales pour handicapés.
Ce qui a donné une telle notoriété au DKBW, c’est son travail avec nos associations-partenaires de par le monde. Notre enjeu est depuis toujours l’entraide des aveugles dans le monde entier. Puisqu’en Allemagne notre situation en tant que personnes handicapées de la vue est relativement bonne, nous estimons que c’est notre devoir d’aider les personnes aveugles ou proches de la cécité par des partenariats avec des écoles, des cliniques ophtalmologiques et des lieux de rencontre et de repos pour les aveugles, leurs parents et leurs accompagnateurs. Dans les années 70 et 80, notre œuvre a essayé d’aider les chrétiens aveugles dans les pays communistes de l’Est afin qu’ils puissent cultiver leur foi et qu’ils soient encouragés, dans des pays où la simple possession d’une bible en braille pouvait être punie ou amener la persécution d’une famille. Actuellement, nous octroyons une aide matérielle pour différents projets dans le monde entier, mais l’aide à l’entraide et la proclamation de l’Évangile restent nos devoirs éminents. Il est donc évident que nous aidons selon nos possibilités les travaux de la FIDACA qui a repris depuis quelques années un nouvel essor.
En Allemagne, le DKBW s’occupe surtout de la bibliothèque audio et de la maison d’édition catholique de livres en braille. Le DKBW gère avec le Caritas Aktion der Blinden/CAB, le Centre International pour Aveugles à Landschlacht au bord du lac de Constance, dans une région limitrophes aux deux pays. Ce 'Internationales Blindenzentrum' est aussi le siège officiel de la FIDACA. Dans ce centre de Landschlacht se tiennent régulièrement, des retraites et séances d’éducation religieuse où des personnes aveugles ou malvoyantes peuvent rencontrer des personnes voyantes ou non.
L’année prochaine apportera quelques changements au DKBW. En été nous élirons un nouveau directeur et un nouveau secrétaire général, qui après 20 ans, prendra la suite du secrétaire actuel. Depuis quelques années, le DKBW doit s’adapter aux diminutions de dons, ses seuls revenus, et doit développer de nouvelles stratégies publicitaires. Mais nous avons bon espoir de pouvoir continuer notre engagement d’aveugles au service d’autres aveugles du monde entier.
Aleksander Pavkovic Novembre 2009
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Bulletin FIDACA Nº 20 / SECOND semestre 2009
Collaborateurs: Eric Ghysselinckx, André Tihon, Jean-Claude Boeglin, Annick Bonnefond, Aleksander Pavkovic, Ignacio Segura Madico, Julia Santolalla, Anne Maniero.
Traducteurs: Karin Landwehr-Münz pour l'allemand, Luis Garcia Martinez pour l'espagnol, Père André Orban et ses confrères pour l'anglais.
Secrétariat Fidaca: 15, rue Mayet – F-75006 Paris / Tél.Fax: +33160894946
secretariat @fidaca.org
Site internet: www.fidaca.org